A.R.S. RETRAIT DU PROJET PARISIEN

Publié le 22 Février 2013

Précarité – Austérité :

Invendable ARS  le Maire de Paris doit retirer son projet

 
Après la grève nationale du 12 février,
 
Les fédérations de l’Enseignements ont décidé de demander, en urgence, audience au ministre Peillon afin qu’une réponse soit apportée aux revendications exprimées dans la puissante grève du 12 février, à commencer par l’abrogation du décret. Les fédérations soutiennent toutes les initiatives locales prises pour confirmer les revendications et consolider le rapport de force «pour une amélioration des conditions de travail et de rémunération», «pour l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école», «pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires».
Les fédérations considèrent qu’à l’issue des congés d’hiver, dans un mois, si le ministre n’a pas répondu à la demande d’abrogation du décret sur les rythmes scolaires, alors une nouvelle initiative nationale de grève sera à l’ordre du jour. Elles se réuniront à nouveau le 25 février,
Une semaine après la grève du 12 février, le maire de Lyon renonce à mettre en place la réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2013… un nouveau désaveu pour le ministre !
Tous les regards sont maintenant tournés vers le ministre Peillon…et le Maire de Paris (le dernier des Mohicans ? ). Ils ne peuvent pas faire comme si rien ne s’était passé le 12 février !
Aujourd’hui, selon l’Association des maires ruraux, « plus des trois quarts des communes » n’appliqueront pas la réforme à la rentrée 2013.
Le ministre s’était fixé pour objectif qu’un élève sur deux serait concerné par sa réforme à la rentrée 2013 soit plus de 3 millions sur un total de 6,7 millions. Or, à quelques semaines de l’échéance du 31 mars fixée aux communes, on en serait à moins de 400 000 élèves dans le dispositif, dont 137 000 à Paris ! Et c’est dans cette situation que le gouvernement vient d’annoncer que « les concours financiers de l’État aux collectivités territoriales (…) diminueront de 1,5 milliard d’euros en 2014 et de 1,5 milliard d’euros en 2015 »…
Un nouveau racket de 3 milliards pour contribuer au financement du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) mis en place pour alléger les charges des entreprises.
De fait, les mairies qui d’un côté se partageraient 250 millions en plus devraient également faire avec 3 milliards d’euros de moins.
A Paris, pour l’instant, et avant que l’Etat ne ponctionne ces 3 milliards, la mairie engage 11 millions d’euros pour la réforme. Si la réforme s’applique 180 jours, cela représente 0.44 € par élève parisien ! Et le maire de Paris ose nous parler de périscolaire de qualité !
 
Après Lyon, Paris ? Le Maire de Paris doit renoncer à son projet éducatif territorial, «l’Education doit rester nationale »
 
Lors de la troisième réunion publique du 18 février, où une nouvelle fois M Delanoë a été confronté à un réquisitoire implacable contre son projet, nous avons eu une parfaite illustration de ce qu’est le projet éducatif territorial. Le Maire de Paris, et lui seul, menait les débats. Le recteur muet pendant plus d’une heure se contentait d’enregistrer les consignes. C’est tellement vrai que lorsque le Maire s’est adressé publiquement au recteur pour lui demander de rétablir des postes de RASED, le recteur a acquiescé…et cela s’est transformé dès le lendemain dans l’annonce par le DASEN, lors du Comité technique académique "carte scolaire 2013", du rétablissement de trois postes de RASED ! Trois postes, cela semble dérisoire au regard des besoins, mais cela est révélateur d’une attitude que l’on pourrait résumer ainsi : le Maire décide et le recteur exécute. Pour le reste, lors de ce CTA, aucune mesure (33 fermetures pour 24 ouvertures) n’a été modifiée par l’académie après 10 heures de réunion et d’argumentation pour défendre les dossiers des écoles. Les faits sont têtus et quelle que soit la présentation du rectorat, il y aura bien moins de classes à la rentrée 2013 qu’à la rentrée 2012 !
Quant aux rythmes scolaires, après l’abandon définitif de l’élargissement de la pause méridienne, le maire a évoqué d’autres propositions tout aussi inacceptables :
l’accueil différé en maternelle, l’organisation du périscolaire 2 jours par semaine en élémentaire (de 15h à 16h 30)… Mais l’essentiel est ailleurs et la presse ne s’y trompe pas quand elle relate cette troisième réunion publique. Ainsi, Monsieur Delanoë, perdant son sang froid, a même indiqué que cela se ferait en 2013, en 2014 ou…jamais.
Le ministre doit abroger son décret ! Le maire de Paris ne doit pas mettre en place la réforme !
 
C’est pour ces revendications que FO, souhaitant conforter l’unité sans faille qui a permis la mobilisation puissante à Paris, s’associe à l’appel unitaire pour le 28 février, date du CDEN qui débattra des rythmes scolaires, à participer au rassemblement à l’Hôtel de Ville samedi 23 février à 14h 30 et à la dernière réunion publique de la mairie lundi 25 février à 18h à la Halle Carpentier 81 boulevard Masséna 13ème
 
Pour les 5e, 6e, 7e, 13e, 14e et 15e
arrondissements :
Lundi 25 février à 18h 30, à la Halle Georges Carpentier,
81 boulevard Masséna, Paris 13e.

 

A.R.S.  RETRAIT DU PROJET PARISIEN

Rédigé par Force Ouvrière Ville de Paris

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